Une envie subite d'écrire sur ce début d'année. Pourquoi maintenant ? Après tout ce temps ? Je ne sais pas. Peut-être pour me rappeler que même si j'ai des coups de blues en ce moment, le pire est derrière moi...
Le premier jour, celui de la rentrée pour les internes, ne fut pas mauvais (se fut bien le seul). J'ai fais la connaissance des filles qui partageraient ma chambre et avec lesquelles le courant est tout de suite bien passé.
Le soir même, au dîner, Mat et moi-même rencontrâmes Lili, notre futur "alliée" dans ce micro-monde de fous (dit simplement : notre futur amie ^^). Mais, de retour à l'internat, la surveillante nous donna
nos classes. Chaque fille se retrouva avec 2-3 filles de l'internat, voir de sa chambre. Puis vint mon nom, seul. La seule personne qui se retrouvait dans une classe composée uniquement d'externes et DP. Le ton était
donné...
Les jours qui suivirent furent tous plus horribles les uns que les autres. Je faisais tapisserie au sein de ma classe (ils venaient tous du même établissement et ne se sont pas donnés la peine de m'intégrer dans leur petit groupe).
J'étais un zombie ambulant, parcourant ce bien trop vaste lycée de ses membres fatigués. Les dix minutes de rire par jour conseillées, j'en étais bien loin. Je ne les faisais même pas en 5 jours.
Les seuls moments où je revivais un peu, étaient les repas en compagnie de Mat & Lili et le soir avant et après l'étude. Je n'arrivais plus à suivre les cours, étant trop fatiguée moralement et physiquement.
Puis une certaine manie se développa petit à petit parmis notre petit groupe : celle de compter les jours, les minutes, les secondes qui nous séparaient du vendredi soir.
Le fameux vendredi soir...moment où toute la déprime de la semaine se transformait en une joie pure et intense. Mais qui ne durait que deux jours...
Au téléphone, j'essayais de cacher ma détresse à ma famille mais les trémolos de ma voix me trahissaient. Puis est arrivé la lueur d'espoir au milieu de cet épais brouillard, ma mère allait appeler Main de B. pour savoir
si il y avait encore de la place pour moi... Tout s'est enchainé très vite. La demande fut acceptée, ma bêtise réparée. Je me sentais coupable de changer d'avis, moi qui avait insisté pour y aller, et de laisser mon meilleur
ami là-bas mais en même temps une joie indéfinissable s'était emparée de moi. Les derniers cours du vendredi me firent l'impression de durer une éternité mais une fois finis, je partis, sans un regard en arrière.
Depuis j'évolue dans mon nouveau lycée, le sourire aux lèvres les 3/4 du temps même si le sourire est un peu crispé en ce moment. Et je tiens à remercier une personne sans qui je serais toujours coincée en "enfer" ; MERCI
MAMAN !!!
P.S Article écrit vite fait car mon ordi ne me laisse pas le temps de paufiner mon écriture donc ne pas tenir compte des fautes...